lundi, février 04, 2008

Ali Amran : un nouveau style



Extrait : http://www.aliamran.net/bonus.html

A xali sliman
Tonton Slimane

A xali sliman
Iγurr-aγ zzman
-
A xali sliman
Amek ara nexdem
Iγurr-aγ zzman
Neqqim kan newhem
-
A xali sliman Iγurr-aγ zzman
-
Seg wexxam ar Tizi,
Si Tizi s axxam
Netts’ubbu nettali
Yugi ad ikfu tt’lam
A xali sliman
D ac’ara nexdem
Zz’ayit wussan
Neggum a-nqeddem
-
A xali sliman
Zz’ayit wussan
-
Win id-ir’uh’en
Ak-yini, ak-meleγ
Yak qqaren alγwem
D gmas kan i iwala
A xali sliman
D ac’ara nexdem
Iγurr-aγ zzman
Menwala aγ-yergem
-
A xali sliman
Iγurr-aγ zzman
-
Le monde, il est fou
A xali sliman
Mais tout le monde s’en fout
Chacun ses problèmes
Spécifiques,
Particuliers,
Privés,
Privatisés
-
A xali sliman
Iγurr-aγ zzman
-
Ayen akken nebγa,
Tuggi-t tmurt-a
Ayen akken tebγa
U’ s-nezmir ara
A xali sliman
Dagi zzman yugi
a-nbeddel amkan
tawr’iqt ad tezzi
-
A xali sliman
A-nbeddel amkan
-
A xali sliman
D ac’ara tinid’
taqereεett n diban
aγ-tekkes asemmid’
a xali sliman
taqerεett n divan.
Traduction :

Tonton Slimane,
Maintenant, qu’allons nous faire ?
Les temps nous malmènent
Nous en sommes abasourdis !
-
Tonton Slimane,
Les temps nous malmènent !
-
Du village à Tizi,
De Tizi au village,
Nous descendons pour remonter...
Mais en nous la nuit demeure
Tonton Slimane
Maintenant, qu’allons nous faire
Les jours sont sombres et lourds
Ca n’avance guère !
-
Tonton Slimane,
Les jours sont sombres et lourds !
-
N’importe quel arriviste
Se permet de nous donner des leçons ;
Tel le chameau de l’histoire*,
L’idiot ne voit de bosse que sur son congénère !
Tonton Slimane,
Maintenant, qu’allons nous faire ?
Les temps nous ont trahi
Nous subissons l’affront des indignes
-
Tonton Slimane,
Les temps sont traîtres !
-
De ce que nous voulons
Ce pays n’en veut pas.
Ce que lui veut,
Ne nous convient pas.
Tonton Slimane,
Ici, l’environnement est hostile
Changeons d’endroit
Pour espérer voir la chance nous sourire
Tonton Slimane,
Changeons d’endroit
-
Le monde, il est fou
Tonton Slimane.
Et tout le monde s’en fout
Chacun ses problèmes
Spécifiques,
Particuliers,
Privés,
Privatisés !
-
Tonton Slimane,
Que diras-tu d’une bonne bouteille ?!
Y a rien de tel pour se réchauffer
-
Tonton Slimane,
Je t’assure qu’il n’y a rien de tel,
Pour nous tenir chaud dans ce monde de glace.
-
Tonton Slimane,
Une bouteille de vin...
-
Tonton Slimane,
Une bouteille de vin...*
-
D’une expression Kabyle : « le chameau ne voit de bosse (tare, défauts) que sur le dos de son frère »

~
Kabylie

Kabylie, tu es en moi
Que je fuis, que je reste là ;
Las, las,
Tu seras toujours en moi
-
Kabylie, je suis en toi
Même de loin, même près de toi,
C’est le même combat
De la liberté et des droits
-
C’est l’hiver depuis longtemps,
Où sont-elles tes quatre saisons ;
Soleil et vent
Qui t’a privé de printemps ?!
-
Quand tu souffres, moi je pleure ;
Une mélodie du cœur
Sous la douleur,
Dans le silence alentour
-
Quand je souffre, toi tu cries
Tu refuses que l’on oublie
La liberté ;
Graffitis de sang qui coulait
-
C’est l’hiver depuis longtemps,
Où sont-elles tes quatre saisons ;
Soleil et vent
Qui t’a privé de printemps ?!
-
A tamurt-iw, a yemma
Maçi yiwet i nesεedda
`G wasmi d-necfa
Teggum aγ-tebru twaγit
-
A taqbaylit, a weltma
Ddunit ur γ-tcuh’ ara
Lemr’ar ner’wa
Nectaq aγ-terbu talwit
-
C’est l’hiver depuis longtemps,
Où sont-elles tes belles saisons ;
Soleil et vent
Qui t’a privé de printemps ?!

~
Anefet-iyi kan
Entendu, braves amis

Amzun d afriw di lexrif
Neγ d aclim yewwi wasif
Tar’wih’t-iw ad-tettizz’if
Nt’arreγ
Ufiγ-d iman-iw di rrif
Xdemeγ neγ qimeγ kifkif
Ad-yettnicci felli lh’if
Uggadeγ
-
Ssaweleγ,
Ulac wi d-yerran awal
Tγesbem akk tesεam lecγ°al
Teğğam-i weh’di di tt’lam
Ssaweleγ,
Ttr’ağuγ yettεeddi lh’al
Nekk εyiγ, netta mazal
Afus-nnwen ur t-id-tefkam
Anefet-iyi kan
-
Maçi d ss’wab i xuss’eγ
Neγ d tiselbi i selbeγ
‘G γuraf n zzman i h’es’leγ
d tawaγits
ufus-iw ur d-uğiweγ
yar tilufa ttqabaleγ
ma maççi di zzher’ i tent-uγeγ,
d ddunit
-
Ssaweleγ,
Ulac wi d-yerran awal
Tγesbem akk tesεam lecγ°al
Teğğam-i weh’di di tt’lam
Ssaweleγ,
Ttr’ağuγ yettεeddi lh’al
Nekk εyiγ, netta mazal
Afus-nnwen ur t-id-tefkam
Anefet-iyi kan
-
ziγ d awal ikk°en-iεmer’en
di litteε kan i tzemrem
mi d-tewwed’ teg°nitt yesd’en
txemtem
tettuggadem γuri ad-tmuqelem
ad yexs’er lxat’er-nnwen
terram akk° iman-nnwen
ur teεlimem
-
Ssaweleγ,
Ulac wi d-yerran awal
Tγesbem akk tesεam lecγ°al
Teğğam-i weh’di di tt’lam
Ssaweleγ,
Ttr’ağuγ yettεeddi lh’al
Nekk εyiγ, netta mazal
Afus-nnwen ur t-id-tefkam
Anefet-iyi kan

Comme une feuille d’automne,
Comme un brin de paille que l’eau emporte,
Mon âme erre,
Je me meurs.
Je me suis retrouvé seul,
Que je trime, que je m’abstienne
Sans relâche, le dénuement guette,
J’ai peur.
-
J’ai appelé,
Personne n’est venu,
Vous étiez tous affairés,
Vous n’aviez pas un instant
J’ai appelé,
J’ai marché tard dans la nuit,
Où étiez vous, quand sur les routes
Je vous cherchais ?...
Entendu, braves amis !
-
Non, je n’ai pas perdu le bon sens,
Et la raison encore moins !
Je suis piégé par les temps Inextricables
Je n’ai pas cherché, non plus,
Les tourments qui me harcèlent.
Si ce n’est pas de la malchance, çà !!
Chienne de vie !
-
J’ai appelé,
Personne n’est venu,
Vous étiez tous affairés,
Vous n’aviez pas un instant
J’ai appelé,
J’ai marché tard dans la nuit,
Où étiez vous, quand sur les routes
Je vous cherchais ? ...
Entendu, braves amis !
-
Finalement, vous n’êtes que de beaux parleurs,
Disponibles lorsque tout va bien,
Mais dès que les vents tournent,
Vous vous terrez.
Vous n’osez me regarder,
De peur que votre bonne conscience soit troublée
Devant ma déchéance,
Vous feignez l’ignorance
-
J’ai appelé,
Personne n’est venu,
Vous étiez tous affairés,
Vous n’aviez pas un instant
J’ai appelé,
J’ai marché tard dans la nuit,
Où étiez vous, quand sur les routes
Je vous cherchais ? ...
Entendu, braves amis !
-

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