Les Berbères, dont la langue était et demeurait un instrument principalement oral, possèdent deux écritures :
- l'écriture Tifinaɣ : une écriture d’origine mystérieuse – peut-être phénicienne – dont les signes sont proches de l’actuelle écriture des Touaregs.
Tifi nnaɣ veut dire en berbère "notre trouvaille". Chacune des 25 lettres communes aux différentes langues berbères est en soit un symbole. Une fois combinées elles sont censées créer un effet magique, des formes extrêmement géométriques propices aux illusions d'optique.
La lettre Z de l’alphabet tifinar a effectivement donné le signe
imaziɣen. Cette lettre représente les Imaziɣen, ces hommes libres. Z comme Zemer qui chez les Touaregs désigne la colonne vertébrale. Il signifie « porter le mal », « porter le fardeau ». Traduit du kabyle : « Je suis capable, je peux », ce n’est autre qu’un symbole de résistance. Il symbolise la liberté et l’indépendance du sujet.
- l'écriture latine : une écriture fixée par Mouloud Mammeri et un groupe de travail en 1973.
Il existe 3 voyelles en berbère (a, i, u), pas plus. Le "e" est un instrument euphonique.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire