Quand trop de sécheresse brûle les cœurs,
Quand la faim tord trop d’entrailles,
Quand on rentre trop de larmes,
Quand on bâillonne trop de rêves,
C’est comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher :
A la fin, il suffit du bout de bois d‘un esclave pour faire
Dans le ciel des dieux
Et dans le cœur des hommes le plus inextinguible incendie.
Mouloud Mammeri - Extrait de « le Fœhn »
Mouloud Mammeri meurt le soir du 26 février 1989 des suites d'un accident de voiture, qui eut lieu près de Aïn-Defla à son retour d'un colloque d'Oujda (Maroc) sur l’amazighité. Il ne s'agissait peut-être pas d'un simple
accident, certains pensent qu'il a été assassiné par le pouvoir algérien pour
l'empêcher de continuer son combat pour son identité amazighe.

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