Le 5/07 Isabelle Adjani apparaît sur scène à Alger et déclame un extrait de Les Damnés de la terre de Frantz Fanon. Sur un ton grave et avec beaucoup d’émotion, Isabelle Adjani récite les mots de Fanon, sur l’Indigène et ses malheurs.
Frantz Fanon : « L’indigène est un être parqué, l’apartheid n’est qu’une modalité de la compartimentation du monde colonial. La première chose que l’indigène apprend, c’est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites. C’est pourquoi les rêves de l’indigène sont des rêves musculaires, des rêves d’action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que je nage, que je cours, que je grimpe. Je rêve que j’éclate de rire, que je franchis le fleuve d’une enjambée, que je suis poursuivi par des meutes de voitures qui ne me rattrapent jamais. Pendant la colonisation, le colonisé n’arrête pas de se libérer entre neuf heures du soir et six heures du matin. »
Ce blog est dédié aux grands absents, aux présents qui illuminent à travers leur art et leur présence. Il est aussi l'expression de mon attachement à Tamaziɣt, que je porte depuis toujours dans mon coeur, et à mes racines kabyles.