L'Afrique du Nord a connu une succession d’occupations, de dominations : les Phéniciens (-1000), les Romains (-400, +400), les Vandales (431, 533) , les Byzantins (533, 637), les Arabes (647), les Turcs (1514), les Français (1830).
Pour mieux comprendre la période de l'occupation arabe qui a lieu au VIIème et VIIIéme siècle, il est intéressant de lire l'ouvrage de Azedine Tagmount "La résistance de l'Afrique du Nord à la conquête arabe" dont voici ci-dessous quelques extraits. L'auteur retrace l’histoire des différentes expéditions des armées
arabo-musulmanes se lançant à la conquête de l’Afrique du Nord ( 8 expéditions dévastatrices !) pendant les
VIIème et VIIIème siècles, « une période très peu connu et négligée de
surcroît par nos historiens », regrette l’auteur. Cent quarante ans de
notre histoire sont donc mis en évidence dans ce précieux ouvrage pour la
connaissance objective des faits historiques du passé de l’Afrique du Nord.
L’auteur s’est longuement documenté sur cette période en décortiquant des
ouvrages de références de nombreux historiens.
Dans cet ouvrage, l’ensemble des populations de souche
nord-africaine est désigné par le terme composé Maure-Mazigh au lieu du vocable
« Berbère » qui vient du latin barbarus, terme que les Romains
appliquaient pour tous les peuples étrangers à la langue et à la civilisation
romaine. L’équivalent arabe de Berbère est Adjami. Aujourd'hui il semble que le terme le plus approprié pour désigner les hommes et les femmes de souche nord-africaine dont la langue maternelle à la source est le tamazight soit « Amaziɣ » ( "homme libre") au singulier et « Imaziɣen » ("hommes libres") au pluriel. Ce terme est détaché de toute marque péjorative de l'occupant.
ɣ est une lettre latine de l'alphabet communément utilisé actuellement pour écrire le tamaziɣt, elle se prononce [r], R roulé.
Plus tard, en 2012, l'auteur écrit « La reine Dihya » une
fiction théâtrale d’une tonalité dramatique digne des tragédies grecques. Elle
met en scène la légendaire résistance de Dihya à la conquête arabe. Elle
défendra au prix de sa vie la liberté de son peuple et l’intégrité de sa
patrie, refusant obstinément de se soumettre aux nouveaux envahisseurs qui,
sous couvert de propagation d’une nouvelle religion, asservissent tout peuple
qu’ils mettaient sous leur joug.








