mercredi, avril 20, 2016

20 avril 2016 : 36ème printemps berbère

En cette date du 20 avril 2016, les Kabyles fêtent de manière pacifique le printemps berbère. 
Des marches et des conférences sur le printemps berbère sont organisées à cette occasion.  Mais un bon nombre de conférences semble être interdit de nouveau sous ordre de l'Etat algérien, comme ce fut le cas lors du 1er printemps berbère, le 20 avril 1980, lorsque Mouloud Mammeri voulait faire une conférence sur les poèmes anciens à l'université de Tizi-Ouzou. Des arrestations semblent être également planifiées par la police algérienne.
Malgré les tentatives de récupération et de manipulation par le gouvernement algérien, le sentiment d'appartenance à un peuple noble et libre, les Imaziɣen, est plus fort encore aujourd'hui. La perte humaine de Kabyles tels que Tahar Djaout, Matoub Lounès, les 127 jeunes morts au printemps de 2001, les 5000 blessés de 2001 attaqués par la police algérienne, les autres jeunes ciblés lors des printemps des années suivantes, l'incarcération du Dr Kameddine Fekhar et les autres détenus de Ghardaïa.... sont toujours à l'esprit des Kabyles; la mémoire de tous ces hommes et ces femmes qui ont combattu pour la culture, pour Tamaziɣt, pour la liberté reste intacte, étant donné qu'à l'heure actuelle aucune réparation de ces crimes n'a été faite, aucune sanction à l'encontre ces tortionnaires n'a été prise. 
Il reste maintenant à déterminer les orientations à prendre en bonne intelligence pour vivre dans un Etat kabyle paisible, libre et soucieux de la transmission culturelle et linguistique avec une école des lumières à rebâtir. Les orientations culturelles et religieuses des gouvernants algériens ne sont pas celles des Kabyles qui aspirent à autre chose, à la liberté de pensée, à la transmission de la langue, de la culture, l'histoire ancestrale qui lui est sienne. 

Photo :  Le Djudjura au printemps, de Smaïl Aliane

Les Kabyles sont les fleurs du printemps berbère. Ils ne peuvent aujourd'hui que compter sur eux-mêmes pour bâtir un avenir meilleur pour leurs enfants.

mardi, avril 19, 2016

Un jour, une caricature


Hymne national kabyle



D ass-a i d ass n tlelli
D ass i deg aɣlan aqvayli
Yufrar-d ger tmura

Yal yiwen ad-d ittwali                                     
Taseddaṛt i fi nuli
Nnig-s ur d-ikki kra

Xas ma tikwal nγelli
Ur ǧin i neḥvis tikli
Nessawaḍ di taggara

Iṭij i si-d neflali
Assa azekka a-nili
Mi nezga nvedd i tnekra

Nekni d aɣref n tlelli
Nekni d tafat i tmuɣli
Nekni d times d wuzzal

Nekni d tamurt d igenni
Nekni d agur d tziri
Nekni d iseɣ d wazal

Nekni d tiẓet d tayri
D talemmast  ak d yiri
Nekni d illel d wakal

Nezmer i tniri d tiẓgi
Afus ur ittergigi
ɣef talwit nezmer i ccwal

Nekni d azref d isekkim
Ger imeqranen a-neqqim
Nekkni d tifrat d umtawi

Nekni d afḍis d ugelzim        
Yeddan d tussna d uvelkim
Fellaɣ  teḥṛes neɣ d llwi.

Isem nneɣ Aqvayli d afzim
F nyir d Amaziɣ d urqim
Fellas lḥif a-t nezwi


Traduction

C'est aujourd'hui le Jour de Liberté
Le Jour de la Nation Kabyle
Qui se distingue parmi les Nations

Tout le monde observe
Le podium auquel nous sommes hissés
Nul n'est au dessus

Si parfois nous trébuchons
Jamais nous renonçons
Nous triomphons toujours

Du soleil nous émergeons
Aujourd'hui et demain nous demeurons
Debout prompts à nous lever

Nous sommes peuple de liberté
Nous sommes lumière de vue
Nous sommes de feu et de fer

Nous sommes terre et cieux
Nous sommes astre et clarté
Nous sommes opulence et valeur

Nous sommes bonté et amour
Nous sommes juste milieu et extrême
Nous sommes mer et terre

Nous sommes désert et flore
La main jamais ne tremble
Pour la paix, prêts à la lutte

Nous sommes justice et glaive
Parmi les illustres on siège
Nous sommes entente et concorde

Nous sommes marteau et houe
De science et d'atome
En temps de guerre ou de paix

Notre nom Kabyle est fibule
Au front Amazi
ɣ est bariolé
Nous le purifions de l'avilissement

Levez vous donc à notre rencontre
C'est notre tour de gloire
Aujourd'hui nous triomphons.

dimanche, avril 17, 2016

vendredi, avril 15, 2016

20 avril 2016 - Tafsut n Imaziɣen (Printemps berbère)


Avril 1980, avril 2016. C'est le 36ème printemps berbère que les Kabyles s'apprêtent à célébrer. 

A Paris, une marche est organisée le dimanche 17 avril 2016 à partir de 14h à Bastille. 

Le MCB (Mouvement Culturel Berbère) est née en Kabylie en 1980. Le 20 avril 1980, devenu depuis le Printemps berbère, est une date très importante dans l'histoire de la revendication berbère. L'université de Tizi Ouzou est ébranlée par des événements graves. Les étudiants qui protestaient contre l'annulation d'une conférence sur la poésie kabyle ancienne, que devait donner Mouloud Mammeri, sont délogés avec violence par les forces militaires combinées. Plusieurs étudiants sont blessés et d'autres arrêtés. Vingt-quatre personnes sont déférées devant le tribunal militaire et sont incarcérés dans les prisons de Berouaguia près de Médéa et Lambèze (Tazoult) dans les Aures mais ils sont libérés au mois de juin grâce à la pression populaire.


Par la suite de nombreuses autres violations ont été commises par le gouvernement algérien (assassinats, intimidations, arrestations....) dans un pays arabo-islamo-centriste ne représentant pas le peuple. Le nombre de pertes humaines d'hommes et de femmes kabyles et berbères est effrayant.

Parce que nous sommes libres et que nous sommes attachés à notre culture et notre langue ancestrale, notre combat continue. Nous resterons ce que nous sommes, c'est-à-dire des êtres libres et nous aspirons à vivre en paix avec un esprit ouvert.

 

samedi, avril 09, 2016

Emilie Hanak "Yelli Yelli"


Elle s'appelle Emilie Hanak. Sa mère est kabyle, son père est tchèque. Elle est née au début des années 80 à Créteil, a voyagé au Japon, en Suède, aux Etats-Unis, elle a appris très jeune à jouer à la guitare, elle a chanté en anglais, fait des tournées. Aujourd'hui elle veut explorer ses racines, l'histoire de ses ancêtres, son nom d'artiste actuel est "Yelli yelli" et souhaite maintenant chanter dans sa langue maternelle et faire de son histoire quelque chose de beau dans un nouvel album qu'elle a nommé "Terre de mon poème".  Terre de mon poème, plus folk que folklorique, évoque un héritage aussi bien nourri de Neil Young que d'Idir, où la langue kabyle sonne aérienne et tendre, avec un fort accent français : "Je pense à ce qu'a dû ressentir mon grand-père algérien qui, arrivé en France, parlait avec un accent à couper au couteau. Pour ça, il était pris de haut. Avec cet album, j'essaie de dépasser ça. D'en faire quelque chose de beau." Pour l'emmener en Algérie, très bientôt.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ZtYcMReH9Cg

Source : https://www.youtube.com/watch?v=qZx5GKHkvOE

Article de Libération :
Yelli, Yelli, le passé présent
http://next.liberation.fr/musique/2016/03/04/yelli-yelli-le-passe-present_1437485

Sur France Inter, émission du 8 avril 2016 (à la 21ème minute) :
http://www.franceinter.fr/emission-partons-en-live-dionysos-yelli-yelli-maissiat-dhafer-youssef-et-la-sociologue-cecile-prevos


Cette image sans âge date du début des années 70, bien avant la naissance d’Emi Hanak. Cette photo fatiguée, prise «quelque part en Normandie», précise l’artiste, montre deux individus au visage perdus dans le grain, une petite dame et un géant. Il s’agit de Christian, le père d’Emi Hanak, né en France mais d’origine tchèque, et de Yasmina, son arrière-grand-mère maternelle, kabyle. Choisir cette vieille photo de famille est pour la chanteuse une manière de rendre hommage a ses ancêtres. Elle l’a pensé comme «un cadeau, une réponse aux efforts d’intégration qu’ils ont dû faire en France». Bien que ses parents aient tout fait pour se fondre dans la société française, la musicienne dont le prénom complet est Emilie n’a pas oublié ses origines, tchèques d’un côté et kabyles de l’autre, qui font la richesse de son histoire. C’est le point de départ de son album.

Avant cet album, Emi Hanak se produisait sous celui de Milkymee et chantait en anglais. Jusqu’à ce qu’elle se retrouve bloquée, limitée par cette langue qui n’est pas la sienne. Un passage à vide qui la pousse à se tourner vers ses racines. «Les noms ne sont-ils pas des graines arrachées par les vents ?» voilà une phrase que l’on retrouve dans les poèmes de Pierre Vinclair qui accompagnent les collages d’Emi Hanak à l’intérieur de la pochette. Quant à ce nom, Yelli Yelli, c’est le terme qu’utilisait son grand-père pour l’appeler lorsqu’elle était petite, et qui en kabyle signifie «fillette».

Source : https://www.youtube.com/watch?v=WMzcpBLqV5o&nohtml5=False

lundi, avril 04, 2016

Documentaire sur Camille Claudel

http://www.france5.fr/emissions/la-galerie-france5/diffusions/03-04-2016_469654

Documentaire (en replay) écrit et réalisé par Dominik Rimbault, et coproduit par France 5/Atelier D, avec la participation du CNC. 2002.
 
Source : http://www.france5.fr/emissions/la-galerie-france5/diffusions/03-04-2016_469654

 
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