jeudi, octobre 25, 2012

Assassinat à Azzefoun (Kabylie)


Alors que ses ravisseurs n’auraient demandé aucune rançon

L’otage d’Azeffoun exécuté

Par : Arezki Ibersiene

Le jeune Aghilès Hadjou, 19 ans, enlevé jeudi dernier près d’Azeffoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été retrouvé mort hier, en début de soirée, selon une source de la cellule de crise mise en place au lendemain de son rapt, alors que sa famille n’aurait pas reçu de demande de rançon. Le corps du défunt a été retrouvé par des habitants de la région sur la plage déserte d’Idjermnane, dans la commune d’Aït Chaffa, non loin de la ville côtière d’Azeffoun.

La dépouille du jeune Aghilès Hadjou a été transférée vers l’hôpital d’Azeffoun puis transférée, en cours de soirée, vers le CHU Mohamed-Nédir de Tizi Ouzou pour autopsie alors qu’une grande consternation a envahi toute la région d’Azeffoun et plus particulièrement le village côtier de Mellata où les parents de la victime étaient inconsolables. Selon certaines indiscrétions recueillies à l’hôpital d’Azeffoun, le corps de la malheureuse victime portait des traces de pendaison, et sa mort remonterait apparemment à plusieurs jours.

Il est à rappeler que le jeune Aghilès, fils d’un entrepreneur en travaux publics d’Azeffoun, avait été enlevé jeudi dernier en fin de journée non loin de son domicile au village de Mellata et que son véhicule avait été retrouvé vendredi matin, soit le lendemain, non loin de la ville d’Azeffoun.

Plusieurs actions de solidarité avaient été initiées durant toute une semaine mais en vain. Ainsi, ils étaient des milliers de citoyens, hier, à prendre part à la caravane à laquelle ont appelé le comité du village d’Ath-Illoul, la famille Hadjou ainsi que la cellule de crise mise en place après le rapt d’Aghilès. Une procession humaine s’est rassemblée tôt le matin devant le domicile de la famille Hadjou, à 4 km d’Azeffoun.

La caravane a pris la direction d’Azeffoun avant d’emprunter le chemin serpenté menant à la commune voisine, Akkerou. Une cinquantaine de villages ont été visités durant la journée. Alors que le comité de village s’apprêtait à une réunion avec la cellule de crise, hier soir, la nouvelle de l’assassinat d’Aghilès tombait tel un couperet, mettant toute la région en émoi.


Après le terrible assassinat de Tahar Djaout en 1993, après l'horrible assassinat de Matoub Lounès en 1998, après l'assassinat de sang froid de 126 jeunes kabyles au printemps 2001 par des gendarmes sous la direction de Bouteflika, après l'assassinat d'une mère de famille (Zahia Kaci) par des militaires qui s'est soldé par une remise d'argent à la famille par le gouvernement pour éviter le soulèvement et après les 70 kidnapping recensés en Kabylie, ces faits soulèvent bien des interrogations et des inquiétudes.

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