samedi, août 13, 2016

Dihya, une reine berbère des Aurès

   

Dihya est une Tamaziɣt (femme berbère), reine sur son territoire, qui a combattu l’invasion arabe au 7ème siècle. C'est bien au 7ème siècle que les Arabes sont arrivés en Afrique et ont fait la conquête de l'Afrique du Nord par la force et la violence, en islamisant toutes les populations sur leur passage d'Est en Ouest. La fin tragique et révoltante de cette femme guerrière est inoubliable aux yeux des Imaziɣen, dans l'Histoire des Imaziɣen.

Au VIIe siècle, Dihya résista aux troupes du général arabe Hassan. Entre son amour pour Khaled, le neveu de son ennemi et son implacable désir de victoire, elle incarne le destin d’une femme exceptionnelle qui, jusqu’à la mort, commanda aux hommes, des montagnes de l’Aurès aux plaines de l’oued Nini.
Dihya est surnommée Kahina par les Arabes, "une sorcière" pour les Arabes.

Abandonnée par les sédentaires qui voulaient sa perte, la Kahina fut vaincue. On voit près de Bir-el-Ater, sur la piste entre Tébessa et Négrine, un puits qui porte le nom de Bir-el-Kahina. Ce n’est pas là que la reine a été tuée contrairement à ce que certains affirment. On évoque ce puits de Kahina car durant l’invasion arabe, la reine avait empoisonné tous les puits pour faire fuir ses ennemis venus occuper son territoire et camper sur son territoire.

Cette femme chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu’aux reins. Vêtue d’une tunique rouge, elle était d’une grande beauté. Devineresse, cette passionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l’Arabe Hassan.

Dihya était une femme très libre et avait une intelligence d’esprit inconsidérable. Dihya était une guerrière berbère qui voulait unifier toutes les tribus berbères nomades et sédentaires.

La malédiction de Dihya :
Avant de mourir, Dihya aurait proféré une malédiction sinistre : « Ici règneront la terreur et les pleurs. Massacres, tueries et viols se succéderont sans discontinuer tout au long des siècles, empêchant le pays de sortir de l’enfer dans lequel il s’engouffre. »

Dihya est morte en reine digne. Elle ne s’est pas suicidée contrairement à ce que certains affirment. L’ennemi, arabe, lui a tranché la tête avec un sabre. Après sa mort, l’ennemi aurait prononcé la phrase suivante : « Ce n’était qu’une femme ».


Et des siècles plus tard, la statue de Dihya, érigée en 1990 à Baghaï, se retrouve incendiée ce 12 aout 2016 et cet enfer dont parlait Dihya s'est propagé dans le monde.

A voir :  Documentaire (partie 5)
            Histoire des Berbères

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