lundi, janvier 11, 2010

Qui sont, d'où viennent les Berbères ?

Etymologie, histoire de l'Afrique du Nord :

L’Afrique du Nord était habitée exclusivement par des Berbères.

Le mot Afrique vient du mot berbère Taferka qui désignent les vergers (endroits avec des arbres fruitiers). Les Romains l'ont appelé Africa.

L'histoire de l'Afrique du Nord consiste en une énumération de succession, de domination …
1- Phéniciens
2- Romains (-400, +400)
3- Vandales (+406)
4- Byzantins
5- Arabes
6- Turcs
7- Français (Espagnols et Portugais de façon plus sporadiques)

Ces invasions sont venues d’Est en Ouest, sauf pour les français qui sont venus par Alger. Plus les conquérants allaient vers l’Ouest, plus leur occupation s’affaiblissait vu l’étendue du territoire et la densité la population à l’Ouest.

Les Berbères sont mentionnés comme résistants à la domination. L'historiographie a été l’œuvre des occupants. Gabriel Camps, préhistorien écrit : « Il est facile de reprendre l’histoire de l’Afrique du Nord par les jeunes Républiques mais ces dernières ont négligé le fait berbère et l’ensemble des pays berbères ont considéré que l’histoire est entachée de colonialisme et ont écrit l’histoire pour glorifier la période arabo-musulmane (au 7ème siècle, c’était un jaillissement de lumière et l’éclat ) ».

Dire aujourd'hui que les Berbères sont arabes, c'est dire aussi que les Américains sont anglais !

Origine du mot Berbère :

Le terme de Berbère par lequel sont désignés les plus anciens habitants de l’Afrique de Nord vient du grec Barbaroi : tout ce qui est en dehors de la civilisation européenne. Il désigne ceux dont on ne comprend pas la langue lors des occupations. C’est une appellation méprisante donnée par un vainqueur à un vaincu ou par un voyageur sûr d’appartenir à une civilisation supérieure. Ce n’est pas le nom qu’un peuple se donne à lui-même.
On les a aussi appelés les LEBOUS ou bien les Lybiens, les MAURES, les NUMIDES, les GETULES, les SARASINS.
Les Berbères s’appellent eux-mêmes Imaziɣen (amaziɣ au singulier qui signifie "l'homme libre", imaziɣen au pluriel : "les hommes libres").

Il convient de distinguer les Berbères (l'ensemble des Imaziɣen, i.e les habitants de l'Afrique du Nord) et les berbérophones (les régions berbères).

Ces régions berbères sont :
- les Kabyles -> la Kabylie
- les Rifains -> le Rif
- les Chaouis -> les Aurès
- les Touaregs -> le Sahara
- les Chenouis -> Chenoua
- les Mozabites -> Mzab, ....

Chaque région a développé des spécificités.


Pourquoi les hommes libres ?

La caractéristique fondamentale de la culture berbère est que les Berbères ont toujours refusé le pouvoir central. Mais quand il y a nécessité de survie, ils adoptent un pouvoir central dans lequel peut régner un homme ou une femme et qui peut éventuellement transmettre son pouvoir aux descendants. C'est ce qu'on appelle un pouvoir subsidiaire. Si le village ne résout pas les problèmes, c'est la tribu, et sinon après la confédération.

Donc l’unification des Berbères autour d’un personnage est plutôt rare mais existe. Il y a émergence d’un souverain (agellid) uniquement pour conduire les affaires de la guerre. Un des premiers agellid connus est Massinissa (Mas nsen : « leur seigneur » en berbère).

Les Royaumes (Massinissa, Jugurtha) étaient éphémères et essentiellement fondés sur une conjoncture précise : celle de résister à l’occupant. Les Berbères n’ont jamais ressenti le besoin de créer une administration, une armée. Les villages étaient eux-mêmes de véritables républiques minuscules mais réelles avec les assemblées de villages (agraw n taddart, tajmaat depuis le Moyen-Âge).
Ces villages ou tribus se sont toujours confrontés. La structure segmentaire de la société berbère construite sur le modèle familial n'a pas permis de création d’un état. La famille forme un groupe, un clan économique, politique et social.
Il y a une opposition constante entre les groupes pour garder chacun son indépendance, sa souveraineté.
Les groupes ne se rassemblent que pour discuter des tâches extérieurs au groupe :
- construire une maison qui demande de déplacer des pierres de très loin ,
- lutter contre un autre village,
- en fonction des tâches, on peut demander l’aide à un autre village, ex : combattre l’ennemi d’où l’émergence d’un pouvoir central mais dont le sens n’est pas celui donné en Europe ,…
Les Berbères se désolidarisent lorsque l’ennemi est vaincu.
Les Berbères n’ont jamais voulu être gouvernés.
Les occupants ont voulu récupérer les Berbères par une propagande. Ils se sentaient chez eux : ils voulaient assimiler les Berbères.


Le village (en berbère : taddart qui vient de dder : vivre ):

On ne trouve jamais de village isolé. La nécessité de se défendre contre toute menace a poussé les Berbères à occuper les plateaux ou les versants de montagnes mais le plus souvent les crêtes. Cette configuration géographique détermine aussi la structure du village dont la fonction essentielle est de protéger l’intimité du groupe.
DJEMÂA est au centre du village. Autour d’elle s’agglutine l’ensemble des maisons comme pour chercher la protection.
Le groupe familial traditionnel habite dans de petites maisons groupées autour d’une cour commune.


Plusieurs Iderma ( fraction : adrum ssef ) constitue lhara ufella et nbwadda. Adrum est la cellule de base constituée autour de lien de consanguinité. Chaque adrum a son emplacement. Un étranger du village ou d’ailleurs peut être accepté dans un adrum s’il demande à y être intégré, et s’il accepte de respecter les conditions.

Malgré les occupations, les Berbères continueront à vivre selon leurs anciennes coutumes locales. La vie des gens est rythmée en fonction des saisons. Les croyances également, les rites existent en fonction du temps.

Les Berbères étaient animistes. Ils ont connu suite aux occupations les trois religions (le polythéisme, le christianisme, l'islam).

L’ancienne religion des Berbères était basée sur le polythéisme. Ils croyaient à l’existence de plusieurs dieux mais de dieux locaux représentés par les éléments naturels : les arbres, les sources d’eau. Autrefois on invoquait le dieu de la pluie, Anzar, lors de cérémonies où l'on demandait la pluie lorsqu'elle venait à manquer en période de sècheresse... Une jeune fille joue le rôle de "tislit n wanzar" : toilette et parure dues à une mariée, cortége nuptiale. Elle tient en main "aɣenja" une louche et la procession chante des invocations à Anzar, le roi de la pluie, tout en quétant de porte à porte. On reçoit ainsi semoule, viande, graisse, oignons etc... Arrivé dans un sanctuaire, le cortège s'arrête et les femmes préparent un repas cérémonial avec ce qui a été rassemblé. Tous les accompagnateurs y prennent part. Lors de ce rituel on marie Anzar à une femme pour appeler la pluie. Lorsque la pluie tombe, c’est la fécondation de la terre.

Pour les Berbères, dans la mythologie, les choses peuvent avoir une âme comme les êtres humains. La pluie et la terre étaient considérées comme des dieux mâles et femelles. Les Berbères pratiquent toujours le culte des saints (offrandes dans les mausolées).

La société berbère a pour cellule essentielle la famille agnatique, fondée sur la parenté en ligne paternelle. L’autorité du patriarche est absolue. A sa mort, la souveraineté passe non à son fils aîné, mais au plus âgé des agnats. La vie pastorale ou agricole impose la constitution de groupements qui constituent de petites républiques soumises à une assemblée gérontocratique. Au-dessus des familles d’agnats, des groupes de familles pastorales, des républiques villageoises, les tribus sont de petits états. Formé pour la défense et l’attaque, les tribus triomphent ou disparaissent, s’étendent ou se replient au hasard des guerres.

Sources : Divers historiens et personnes qui se sont penchés sur l'histoire des Berbères

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Attention taddart ne signifie pas village, en chleuh taddart veut dure la maison, vous utilisez ici le sens kabyle. Tout ça c'est intéressant mais c'est un peu dépassé. On n'est pas obligé de rappeler à chaque fois le passé, il faut plutôt parler de l'avenir, de l'absence d'un Etat fondé sur la berbérité. Le bavardage encyclopédique on en a assez, parlons aussi de choses concrêtes (la société kabyle actuelle par exemple)

HADJ-ARAB Kamel Chanteur Kabyle: AKLI-OU-M'hand a dit…

les berbères ont adopté l'Islam. Par exemple le grand écrivain et poète Si MOHAND OU M'HAND, parle beaucoup dans ses ouvrages de l'islam et confirme etre pratiquant. A la venue des musulmans en afrique du nord, la reine Berbère a accepté la religion musulmane aprés l'avoir écoutée et comprise.Aujourd'hui, de nombreuses villes et villages de kabylie sont entièrement convertis à l'ISLAM. Par-contre ceux qui prétendent appartenir au Christianisme, ils le sont uniquement par intéret pour acquérir facilement le droit d'émigrer, ou le droit d'asile, ou intérets matériels quand la Fète de Noel est passée, ils oublient ce que la Bible dit et conseille sinon comment celà se fait-il qu'un adepte du Christianisme peut-il hair son prochain, ne pas pratiquer l'aumone, le jeune, ou etre jaloux de son semblabe. de Boghni, à ighil imoula(Ouadhias) , Béni Yéni et.... ce n'est que du vent. Le Chanteur kabyle avec sa richesse a t-il déjà offert aux pauvres?

Chanteur AKLI-OU-M'HAND a dit…

Je Parle du Chanteur "IDIR", qu'a t-il apporter de biens sauf celui d'amasser les droits d'auteur. A t-il fait une offrande aux pauvres, aux Orphelins alors que la Bible nous conseille de la pratiquer (la Charité). Quant à Ait-Menguelet, lui est pieux. Il a plusieurs fois organisé des concerts où un pourcentage est remis aux malades atteints du Diabète et autres...

 
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