Dacu i tzemred’ agh-t-id tinid’ ass-agi aff yennayer ?
Yennayer ! D’abord, comme chaque civilisation, la notre aussi possède son nouvel an. Comme le disent nos ancêtres ; Tibbura useggwas, "les portes de l’année", elles s’entrouvrent et il y a toute une mythologie derrière, toute une organisation sociale, une organisation - je dirai même - politique, culturelle, etc. qui permet de re-démarrer quelque chose, qui permet à une société de faire un point sur ce qu’elle a vécu et envisager un avenir. C’est ça Yennayer, c’est d’abord ça. C’est-à-dire comment à partir d’aujourd’hui envisager les jours qui nous attendent. Donc, Yennayer c’est le nouvel an, c’est souhaiter la bonne année à tout le monde. Il faut changer de repas, il faut couper les cheveux aux petits garçons parce que ça permet aussi de re-générer : symboliquement c’est comme lorsqu’on coupe les branches des arbres pour que la sève remonte et qu’ils se re-génèrent. Donc Yennayer est, pour nous, un moment important dans notre vie psychique parce que ça nous permet d’abord de nous rassembler autour d’une date, de nous rassembler autour d’un repas commun, de nous rassembler autour d’un rituel, et cela permet une résonance émotionnelle qui assure la cohésion sociale de la Kabylie et des Berbères d’une façon générale. Donc il faut l’encourager et aller de l’avant.
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Dacu txedmed’ aseggwas agi ?
Lligh di tmurt n Leqbayel. Lligh deg wedfel, umbaad s’begh-d ar Tegzirt nexdem tameghra, nezla ayazid’, nexdem seksu , necd’eh’, ned’sa, nessawel akw I wigad nh’emmel. Yennayer yessemlal tasa d wa yturew. Ata dighen wayenb umi yelha Yennayer : Wid yellan mghunzan ur ttemlaâin ara, ass nni n Yennayer, yal wa ir’uh’-ed ar wayed’, kul yiwen icudd-d s iz’uran n twacult, n wegraw. Yennayer nni am akkenni d lweqt id ir’uh’en ad isemlil atamaten illan fer’qen kul yiwen amek acku tezrid’ amek tella lxudma, amek tella amek tella tmurt...
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Par Hacène Hirèche (2004)
Lligh di tmurt n Leqbayel. Lligh deg wedfel, umbaad s’begh-d ar Tegzirt nexdem tameghra, nezla ayazid’, nexdem seksu , necd’eh’, ned’sa, nessawel akw I wigad nh’emmel. Yennayer yessemlal tasa d wa yturew. Ata dighen wayenb umi yelha Yennayer : Wid yellan mghunzan ur ttemlaâin ara, ass nni n Yennayer, yal wa ir’uh’-ed ar wayed’, kul yiwen icudd-d s iz’uran n twacult, n wegraw. Yennayer nni am akkenni d lweqt id ir’uh’en ad isemlil atamaten illan fer’qen kul yiwen amek acku tezrid’ amek tella lxudma, amek tella amek tella tmurt...
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Par Hacène Hirèche (2004)
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3 commentaires:
Avant, quand les Berbères vivaient en Afrique du nord, on les appelait les "BARBARES" parce qu'ils étaient Algériens-Arabes mais lorsqu'ils émigrèrent en Europe ,ils devinrent "BERBERES" pourquoi? Parce que Le A Arabe quand il se retrouve en Europe il devient E.
Moi, je suis née en Algérie sous le prénom de " Kamal ", arrivé en France en 1985, Kamal est devenu Kamel. Maintenant, je me retrouve avec deux Identités. En Algérie je Suis HADJ-ARAB Kamal. en France, je Suis HADJ-ARAB Kamel et bientot, on exercera sur moi la Sicion. D'aprés ma mère, je suis née le 30 novembre 1954 à 10 heures du Matin et l'état civil Français de la commune de Draa-El-Mizan dept de Tizi-Ouzou pendant la période coloniale, m'a inscrit le 01 décembre 1954 à minuit 20 mn
Donc ma mère en me mettant au monde le 30 novembre 1954 à 10 heures du matin, la France était en retard de 38 heures et 20 minutes. j'en déduis qu'à chaque naissance de bébé kabyle, les rapporteurs de l'état civil mettent du temps pour comprendre ce qui se passe dans la vie.
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