mardi, décembre 12, 2006

11 décembre 2006 : Zidane voyagera bientôt en Kabylie !

Mon "Zizou" préféré revient sur ses racines kabyles !

J'adorerais voir Adjani, Zidane poser le temps d'une photo... Malgré leur différence, ils ont quelque chose en commun : leurs ancêtres les Berbères (qui ne se soumettent jamais !) et leur grande discrétion... Je les adore tous les deux !!
J'ai juste un regret (mais je ne lui en veux pas) : que Zidane n'aie pas fait son "coup de gueule", il aurait dû boycotter le diner organisé par bouteflika comme l'a si bien et justement fait Adjani.

Bouteflika n'aime pas les Berbères et préfère plonger les Algériens dans l'obscurantisme le plus total... J'en veux beaucoup au gouvernement algérien pour la disparition de Matoub Lounès, un chanteur kabyle, qui défendait hautement les valeurs de liberté très chères aux Berbères. Le 25 juin 1998, Lounès Matoub est assassiné à la sortie de Tizi-Ouzou, sur la route qui mène à son village de Beni Daoula, situé dans la montagne kabyle.. Matoub a été lâchement assassiné par balles par le gouvernement pour faire taire ceux qui "ouvrent leur bouche"...
D'autres artistes ont subi le même sort : Tahar Djaoud, l'écrivain Mouloud Mammeri,...........

Témoignage recueilli sur "la Toile" :

Le village de Zidane attend son enfant prodige
http://members.aol.com/lamimolet/village.html

LE sentier, presque vertical, traverse les fourrés. Il faut grimper sous les arbres pour accéder, tout en haut, à la maison des Zidane. Smaïl, le père de Zinedine, est né là, dans une grande maison aux volets bleus. La terrasse s'ouvre sur les montagnes de Petite Kabylie, au bout du monde. Il y a des chèvres, des poules, un vieux chien qui dort à l'ombre d'un mur. Pas un bruit, juste la lumière, admirable. Et une brise lègère qui rafraîchit l'air brûlant. Le douar (hameau) d'Aguemoun compte quelques habitations seulement. Sur la route poussiéreuse, une demi-douzaine de gamins tapent dans un ballon. Deux d'entre eux portent un tee-shirt siglé « Juventus de Turin », un autre arbore un maillot orné du n° 10 et de la photo du héros du village. « Ici, c'est chez lui » Taous Zidane, la tante, n'en peut plus de bonheur. Cette vieille dame, vêtue d'une robe traditionnelle, tête coiffée d'un fichu et mains teintes au henné, s'est pour la première fois de sa vie intéressée au foot. « Je suis si fière de lui, répète-t-elle. Je l'attends mon neveu. Ici, c'est chez lui. » Ibrahim, son fils, habite toujours la demeure familale. Grâce à la parabole et à son magnétoscope, il a vécu en direct la victoire de son cousin et repasse, en boucle, les cassettes du match. « Quand il a eu son carton rouge, on était catastrophés. Et contre le Brésil, on a retenu notre souffle. Après les deux têtes de Zizou, ça a été du délire. » A vingt kilomètres à la ronde, personne ou presque n'a dormi cette nuit du 12 juillet. Au Berbère, un café aux allures de hangar dont les murs s'ornent de photos du meneur de jeu des Bleus, on a fait la fête toute la nuit. Farid était là : « Ce soir-là, je me suis cassé la voix. » Il égrène des souvenirs déjà anciens : « J'ai joué avec Zizou dans un match amical contre un village voisin. On a gagné deux à un. Et c'est lui, bien sûr, qui a marqué les buts. » C'était en 1986, la dernière fois qu'on a vu ici celui que tous considèrent comme l'enfant du pays. Aissa, un retraité à moustache et cheveux blancs, est un peu la mémoire du village, et l'un des plus anciens amis de Smaïl, le père de Zinedine. « On est partis ensemble à Paris en 1952. On habitait la même rue. Yazid (l'autre prénom de Zinedine) était un petit garçon très doué, très calme. Smaïl me téléphone souvent. Il doit venir dans quelques semaines. En 1986, il est venu pendant les vacances d'été. Zinedine était avec lui. Il est resté presque un mois. Il avait plein de copains. Et bien sûr il a joué au foot avec les gars du village. » Le Berbère est envahi par une foule de supporters fous d'enthousiasme quand on évoque celui dont ils sont tous, plus ou moins, les cousins. « C'est formidable que ce soit un Kabyle, un Algérien qui ait fait gagner la France », exulte Abdallah, lui aussi un peu parent de Zizou. « L'honneur retombe sur l'Algérie, la Kabylie, le village... et la famille. Il a démontré que quelqu'un de notre pays pouvait parvenir au sommet et battre tout le monde. » « Le meilleur moyen de s'en sortir » Les enfants, qui, tous les jours, entendent l'histoire du fabuleux cousin, ont les yeux pleins de rêve. Un rêve qui s'appelle Zinedine Zidane, à la fois si proche, et si loin. « Le foot, c'est le meilleur moyen de s'en sortir, dit Rachid, quinze ans. Zizou l'a fait. D'autres le peuvent aussi. » Le village tout entier attend le retour du héros. « Son père est formidable. Mais c'est lui qu'on veut voir. Il faut qu'il vienne au moins une fois. Son honneur retombe sur tout le monde, s'enthousiasme l'adolescent. C'est un exemple pour les jeunes et pour l'Algérie. On l'attend. A l'entrée du village, sur un mur, une main malhabile a tracé, il y a des semaines « Vive Zidane ! ». « Ce qu'on aimerait bien écrire maintenant insiste Farid c'est Bienvenue Zizou ! »

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