mardi, décembre 12, 2006

Ma rencontre divine avec Isabelle Adjani au théâtre grâce à "Marie Stuart"

Dimanche 3 décembre 2006

16h.

Loquita et moi étions au 2ème rang en orchestre, place 17 et 18. Les places de « ceux qui n’en perdent pas une miette ». La salle était quasiment pleine. Quel immense plaisir de revoir la pièce, de scruter les moindres détails qui m’ont échappé lors de la première représentation !

Les moments les plus forts qui restent imprimés dans mon cerveau, c’est ce cri d’Adjani, dos tournés, mains contre le mur. Pour rien vous cacher, j’éprouve parfois aussi cette envie de crier, de libérer quelque chose, je ne sais pas comment l’expliquer… Ce que j’aime beaucoup, ce sont les rires de folie d’Adjani et de Rémi Symmons (Rémi Bichet) après avoir bu la potion magique. Ça me libère et me soulage énormément des émotions transmises par l’actrice durant les scènes très tristes précédant justement l’épisode de la coupe.

Je fais partie de ces gens dits « sensibles » : quand Adjani pleure, mes larmes montent aussi et elles n’attendent que de sortir et c’est très difficile de les contenir, les retenir. J’essaie de penser à autre chose, de me dire que c’est un jeu que c’est pas vrai, mais rien n’y fait, puisque l’actrice sait toucher notre affect, là où ça fait mal.

Adjani joue admirablement son rôle, les autres comédiens sont très bons aussi et c’est bien l’ensemble qui fait de la pièce un succès. J’adore aussi ces jeux de théâtre sur les voix quand tout le monde se met à parler dans tous les sens autour de la condamnée.

A la fin de la représentation, Loquita me dit : « Allez, on se lève ? » Et moi : « Ah, Oui ! » Et hop ! C’est parti pour de grands applaudissements. Aux premiers rangs et de partout dans la salle, on entendait : « Bravo ! ». Loquita lançait : « Merci ! » et moi toute contente : « Ouais !!!! »

19h.

La divine IA descend les marches avec son compagnon. Elle a le sourire aux lèvres, des lunettes et un très beau bonnet de laine. Elle s’installe à l’une des tables. Autour d’elle, il y a beaucoup de monde qui l’attendait. Des mamies lui présentent de belles photos couleur imprimées sur du papier glacé, que l’actrice signe, dédicace volontiers.

Vient le tour de Loquita qui déplie volontiers son grand poster du temps de Camille Claudel que son amie lui avait offert pour son anniversaire (quel beau cadeau !). Apparemment Adjani ne l’avait jamais vu, celui-là. « J’en découvre de jour en jour », a-t-elle dit.

Vient mon tour ! Je prends mes aises et je m’assois en face d’Elle. Je lui remets tout d’abord un cadeau : un livre « Les Contes kabyles ». Au cas où elle aurait envie d’explorer ses racines kabyles… Je lui ai dit : « J’espère que ça vous plaira », sachant que mon cadeau était emballé. Elle répond en souriant : « Mais c’est déjà Noël ? » Je lui réponds : « Mais oui ! Noël, ça commence… » Ensuite j’ai sorti deux feuilles sur lesquelles j’avais imprimé en noir et blanc une photo d’elle. Je lui explique : « J’ai promis un autographe à ma petite nièce qui voulait venir avec moi mais vu son âge j’ai préféré ne pas l’emmener ». « Quel âge a-t-elle ? », m’a-t-elle demandé. Je lui réponds « 9 ans. ». Elle m’a expliqué qu’elle comprenait, que ça pouvait heurter la sensibilité à cet âge. Sur la première feuille, elle a alors écrit : « Des bises pour Aini. Signé IA ». et et… il y avait le petit soleil ;) en dessous. C’est trop mignon. Ma nièce était très contente quand je lui ai donné la dédicace, celle de « Viviane » qu’elle connaît bien.Ensuite pour la deuxième feuille, elle m’a demandé « c’est pour qui ? ». Eh bien, devant tout le monde autour, j’ai donné mon prénom et lui ai dit : « C’est pour moi ! Je souhaiterais l’accrocher dans ma chambre ! ». Je l’ai remercié pour ces dédicaces et lui ai souhaité une bonne soirée. Elle m’a répondu par ce sourire que j’aime tant, qui lui font apparaître de si belles joues de bonne vivante !

Je la quitte, puis reviens la voir : « Excusez-moi ! J’ai oublié de vous demander… Pour quand est prévue la sortie de votre album ? ». Elle me répond après un long temps de réflexion : « 2007. », précise « au plus tard fin février, mars. »

Voilà ces deux journées resteront toujours gravées dans ma mémoire et je m’en souviendrai toute ma vie.

Pour les curieux, sur ma dédicace est écrit : "Pour Tessa avec mon souvenir amical au théâtre grâce à "Marie Stuart". Isabelle Adjani "












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